Résultats de la semaine

19-01-18
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La taille des prairies détermine les interactions

Les interactions sont plus positives si les chevaux sont laissés ensemble jour et nuit. (Crédit : Colinet)
Les interactions sont plus positives si les chevaux sont laissés ensemble jour et nuit. (Crédit : Colinet)

Animal grégaire par excellence, le cheval a besoin d'interactions avec ses congénères pour être épanoui. Des scientifiques se sont récemment intéressés au lien entre la superficie du paddock ou de la prairie avec les contacts entre les chevaux.

Grégaires, les chevaux vivent cependant mal la surpopulation. C'est une équipe de chercheurs polonais qui a récemment étudié le lien entre la taille de la prairie et les interactions entre les équidés. Ils en ont conclu que plus le terrain est grand, moins il y a d'interactions entre les chevaux, ce qui pourrait avoir un impact positif sur leur santé et leur bien-être.

La différence entre le nombre de contacts entre les chevaux présents dans deux différents types de paddocks était très importante d'après la scientifique Katarzyna Majecka. Dans ces interactions, on compte à la fois les contacts positifs comme le grooming et les négatifs comme les coups et menaces. Le même groupe de chevaux était d'abord placé dans un paddock en sable assez petit. Les chevaux ont ensuite été déplacé dans un plus grand paddock en herbe. Lors de ce changement, les interactions, qu'elles soient positives ou négatives ont diminué. L'impact d'une diminution des agressions est de toute manière bénéfique pour le bien-être des chevaux. Lorsque placés dans un plus grand terrain, les chevaux soumis peuvent plus facilement éviter de côtoyer les chevaux plus dominants, et donc limiter les agressions et les situations d'inconfort.

GRAND PADDOCK ET HERBE

Pour mener l'étude, 78 chevaux d'une centre équestre ont été observés. Ils ont été séparés en trois groupes et observés durant deux périodes différentes. Deux groupes sur trois passaient uniquement la journée dehors en groupe, le troisième groupe restait jour et nuit ensemble.

De mars à avril, les paddocks proposés étaient petits, carrés et recouverts de sable, d'une superficie allant de 150 à 180 m² par cheval. Durant la deuxième période, de mai à juillet, c'est sur une prairie en herbe d'environ 3000 m² par cheval que chaque troupeau était installé. Dans les trois groupes, les réductions d'interactions ont été flagrantes lorsqu'ils ont été placés dans de plus grandes prairies.

Un autre constat intéressant est que, alors que le nombre d'interactions négatives était semblable dans les trois groupes, les interactions positives étaient doublées dans le troupeau de chevaux restant ensemble jour et nuit. Les données peuvent également être influencées par la présence d'herbe qui permet à tous de bénéficier de nourriture en suffisance, comparé au paddock en sable.

Pour lire l'étude complète (en anglais), cliquez ici