Résultats de la semaine

16-11-17
16-11-17
16-11-17

L'influence des étalons orientaux sur les races européennes

Les chevaux arabes ont influencé de nombreuses races modernes. (Crédit : Gaëlle Colinet)
Les chevaux arabes ont influencé de nombreuses races modernes. (Crédit : Gaëlle Colinet)

Avec des tests génétiques approfondis, il est possible de retracer l'historique de nombreuses races. Les influences orientales sont de loin dominantes dans les races modernes, dont le Pur Sang Anglais.

Des tests génétiques ont mis en évidence les liens entre les races modernes et les étalons amenés en Europe en provenance de l'Orient durant les 700 dernières années. Comme on peut s'y attendre, la race ayant le plus influencé nos lignées modernes est bien entendu le Pur Sang Arabe. Les liens sont par exemple prouvés entre les étalons fondateurs de la race Pur Sang Anglaise et les chevaux d'origines orientales. La race possède un stud-book depuis 1793 et a été mise au point à travers le croisement de juments locales avec des étalons orientaux.

Des chercheurs de l'Université de médecine vétérinaire de Vienne ont investigué au sujet des chromosomes Y de plus de 50 chevaux représentant 21 races. Leurs résultats ont récemment été publiés et mettent en évidence l'influence des schémas d'élevage motivés par une forte sélection sur les mâles reproducteurs. Grâce à ces résultats, il est possible de tracer l'origine et la relation de n'importe quelle lignée d'étalon en détails.

En dehors de ces lignées d'étalons dans les races d'Europe du nord, toutes les lignées détectées dans les races modernes sont issues d'ancêtres orientaux récemment introduits. L'import massif d'étalons orientaux durant les derniers siècles a permis une diversité au sein du chromosome Y, celui-ci se transmettant de père en fils. C'est grâce à ce chromosome qu'il est facile de trouver l'origine de chaque mâle. Des mutations ont ensuite eu lieux autour de ce chromosome, permettant davantage de variations génétiques.

Pour plus d'informations concernant cette étude (en anglais), cliquez ici.