Nouvelle querelle au sujet de 100 Chevaux sur l’herbe

Crédit photo : 100 chevaux sur l'herbe
Crédit photo : 100 chevaux sur l'herbe

Brigitte Bardot a récemment pris la défense du refuge 100 Chevaux sur l’herbe. Celle-ci n’a pas hésité à traiter le ministre wallon Carlo Di Antonio de "beau dégueulasse" car celui-ci n’autorise pas, selon elle, les associations à racheter les chevaux destinés à être vendus aux abattoirs.

Brigitte Bardot a récemment traité le ministre wallon du bien-être animal, Carlo Di Antonio de "beau dégueulasse". Cette insulte serait liée à l'attitude de ce dernier par rapport au refuge pour équidés 100 Chevaux sur l’herbe. Elle indique que d’après un arrêté royal de 2007, il serait interdit aux associations d’acheter des chevaux qui étaient destinés à être vendus à un abattoir.

L’intéressé n’aura pas attendu longtemps pour se défendre dans la presse. Il signale à nos confrères de la DH que Brigitte Bardot "n’a manifestement pas conscience de l’ampleur du problème qu’elle soulève". Il rétorque qu’acheter les chevaux aux abattoirs n’est pas du tout interdit, mais que ceux qui le font n’ont pas forcément droit à un statut de refuge. Le ministre répond également aux journalistes de la DH que "Brigitte Bardot est marraine d’une association couvinoise (Ndlr : 100 Chevaux sur l’herbe) qui rachète des chevaux à des marchands, dans les abattoirs, pour éviter qu’ils ne soient abattus. Et cette structure estime depuis longtemps avoir le droit d’obtenir le statut de refuge. Je n’ai rien contre cette association qui fait un travail tout à fait estimable, mais en l’état, pour qu’elle devienne un refuge, il faudrait modifier la législation de 2007 parce que le rachat d’un animal est incompatible avec les critères d’un refuge".

Les responsables de l'association ont quant à eux réagi sur leur page Facebook. Ils considèrent la situation comme "surréaliste". "Il est en effet particulièrement enfantin et pervers de croire qu’en assouplissant les dispositions de la loi en ce sens on offrirait, selon le raisonnement singulièrement simpliste du Ministre, une route royale à des manèges ou maquignons pouvant s’approprier ou usurper l’appellation du titre de refuge.". Le ministre avait également indiqué qu’un changement du statut de refuge pourrait l’octroyer à un peu près n’importe qui, marchands comme manèges. L'association accuse Carlo Di Antonio d’immobilisme face à la situation.

Le débat semble loin d’être clôt entre les deux parties qui campent sur leurs positions, chacune avec ses propres motivations.

Sources : DHnet.be et Facebook

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