Quelles épreuves pour les jeunes chevaux ?

Koriano van Klapscheut et Dayro Arroyave, vainqueurs du championnat du monde des 7 ans en jumping en 2017 (Photo FEI/j-image)
Koriano van Klapscheut et Dayro Arroyave, vainqueurs du championnat du monde des 7 ans en jumping en 2017 (Photo FEI/j-image)

Circuits régionaux ou nationaux, épreuves internationales,… Il existe aujourd’hui une multitude d’épreuves réservées aux jeunes chevaux et même si elles sont généralement bien construites, certaines peuvent s’avérer plus intéressantes que d’autres. C’est du moins ce que pensent plusieurs cavaliers.

En concours complet, Virginie Caulier souligne par exemple que le championnat de Belgique des 6 et 7 ans à Nokere « est une belle épreuve, qui permet de comparer les chevaux sont un parcours d’un bon niveau. » La cavalière estime par contre qu’une telle épreuve n’a pas beaucoup d’intérêt pour les chevaux de 4 ans. « A cet âge, les chevaux sont encore très jeunes et peuvent se montrer complètement différents d’un concours à l’autre. J’estime qu’il serait plus représentatif de juger les chevaux à 4 et 5 ans sur leur régularité au cours d’un challenge. »

En dressage, Larissa Pauluis a plutôt tendance à privilégier les compétitions en France, où la filière pour jeunes chevaux est un peu plus développée. « On y trouve des pistes excellentes et des juges de qualité », souligne-telle. « Mais surtout, les compétitions se déroulent sur plusieurs jours et nous avons accès aux pistes avant les épreuves, ce qui permet aux chevaux de mieux se montrer. » La cavalière souligne que de belles compétitions existent aussi en Belgique, mais leur format sur un jour et la fréquente absence de boxes donne souvent des résultats moins représentatifs. « Le système est comme cela car chez nous, on se déplace plus facilement d’un bout à l’autre du pays. En France les gens font de longs trajets donc pour que ce soit rentable, les concours ont lieu sur plusieurs jours. »

Cavalier de jumping, Yves Vilain préfère lui aussi les épreuves internationales qui se déroulent sur plusieurs jours. « Comme on saute plusieurs épreuves, la hauteur et la difficulté sont progressives et les chevaux apprennent bien en ayant la possibilité de concourir plusieurs jours de suite sur la même piste. En cycle national, ce n’est pas possible. » Le cavalier souligne aussi l’intérêt des championnats qui sont le fruit du travail de l’année, tout en observant que les qualifications sont de plus en plus difficiles à obtenir. « La qualité des chevaux augmentent, donc il faut davantage de sans-faute qu’avant. Ce n’est pas le seul facteur qui a évolué : il y a plus de participants, les parcours sont mieux construits, plus délicats, plus techniques. Bref la filière évolue vers le haut, permettant à la Belgique d’être une excellente formatrice de jeunes chevaux. »

Retrouvez notre dossier complet sur les circuits jeunes chevaux dans L'équimag N°97 - Avril 2018

Morocco Royal Tour 2018