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16-11-17
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Qui veut la peau des calèches bruxelloises ?

Calèche de Bruxelles (Crédit photo : Christophe Bortels)
Calèche de Bruxelles (Crédit photo : Christophe Bortels)

Relancées en 2013 à Bruxelles, les calèches font aujourd'hui partie intégrante du paysage touristique de la capitale. Chaque jour, les touristes sont nombreux à découvrir la Grand Place et ses alentours grâce aux chevaux de Thibault Danthine. Une pétition anonyme a toutefois été lancée pour interdire les calèches bruxelloises...

Dans son message d'introduction, l'instigatrice de cette pétition s'adresse au bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur, par ces mots : "Il est inacceptable de constater la présence de calèches dans le centre de Bruxelles. Il est nécessaire de rappeler que les chevaux ne servent pas à cela et qu'il est bien question d'un problème d'exploitation animale. Les chevaux passent leurs journées à tourner en rond dans des rues étroites, et sont malheureux et fatigués. Veuillez prendre les mesures nécessaires menant à l'interdiction. Divertir les habitants et les touristes ne devraient pas découler de l'exploitation d'autrui."

Lancée ce dimanche 7 mai, la pétition recueille déjà plus de 14.000 signatures, dont une majorité issue... de France. On le sait, le sujet est sensible. Le travail avec un cheval s'apparente pour certains à de l'exploitation animale et donc à de la maltraitance. La compétition équestre se trouve elle aussi dans le viseur de ces mêmes personnes et bientôt ce sera l'équitation dans son ensemble qui sera menacée par ce genre de pétition.

BIEN-ÊTRE DU CHEVAL

Si les calèches touristiques sont parfois fort justement décriées dans certaines villes à travers le monde à cause des conditions de vie déplorables des chevaux, il ne peut en être question en Belgique, que ce soit à Bruges ou dans ce cas-ci à Bruxelles. Véritable amoureux des chevaux, Thibault Danthine leur voue un profond respect et cela se témoigne à travers l'ensemble de ses faits et gestes quotidiens.

Logiquement ennuyé par cette pétition, le cocher peut compter sur le soutien de la Ville de Bruxelles et de son Echevinat des Affaires économiques qui a publié le communiqué suivant : "Lors de l’attribution de la concession pour l’exploitation de calèches en 2013, des conditions strictes en matière de bien-être animal figuraient dans le cahier des charges. Thibault Danthine a non seulement toujours respecté ces conditions mais est même allé plus loin pour le bien-être de ses chevaux : ils sont au repos un jour sur deux, ils font une pause entre chaque tour et reçoivent de l’eau et de la nourriture en quantité suffisante. Les chevaux marchent toujours au pas et leurs fers sont des modèles spéciaux avec du caoutchouc afin qu’ils bénéficient du meilleur confort et ne glissent pas sur les pavés".

Pour découvrir le cadre de vie des calèches bruxelloises, cliquez ici

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