Gérer nos émotions pour le bien des chevaux

Anne Thiebauld au WEE (Crédit photo : Gaëlle Colinet)
Anne Thiebauld au WEE (Crédit photo : Gaëlle Colinet)

Anne Thiebauld nous a parlé de l'importance des émotions dans la relation avec le cheval. Un impact souvent peu connu ou du moins peu pris en compte par les cavaliers. Elle a proposé des solutions au public lors de sa conférence au Wallonie Equestre Event. Son objectif : une relation harmonieuse avec les chevaux.

"Les émotions sont un moteur de vie pour les chevaux. Ils expriment leurs émotions sans cesse, mais avec cohérence. Il n'y a pas de faux-semblants avec les chevaux, ils sont toujours dans l'instant présent", nous explique Anne Thiebauld, coach de développement personnel accompagné par le cheval. La situation est toute autre du côté des cavaliers. "Nous refoulons beaucoup d'émotions, de traumas et d'accidents. Le cheval est un réel filtre, il perçoit ces blocages, et réagit en cas de manque de cohérence entre nos émotions intérieures et ce que nous voulons montrer", ajoute Anne Thiebauld. Certains écarts, signes agressifs ou défenses seraient en lien direct avec la non-expression de ces émotions.

L'émotion a d'après Anne Thiebauld une charge énergétique légère ou lourde (confortable ou inconfortable). En refoulant nos émotions, nous créerions des blocages pour le cheval, dans son propre corps, ce qui peut parfois entrainer des maladies, abcès, ou autres. "Nous devons prendre nos responsabilités pour éviter ces tensions inutiles pour le cheval. C'est une réelle éponge", précise Anne Thiebauld.

La coach nous explique que le cheval ne fait pas de projejctions, il réagit par rapport à ce qu'on lui amène comme situations ou émotions, il ne teste pas, il est toujours authentique. Le cheval est en résonnance émotionnelle avec nous, c'est un réel miroir de nos émotions. "Lors de séances de coaching, les chevaux nous aident à prendre conscience de nos problèmes et blocages. Cette prise de conscience nous aide à nous libérer de ces tensions et allège par la même occasion le cheval", explique Anne.

D'après elle, la première source de problèmes chez le cavalier est la non-reconnaissance de ses blocages émotionnels. Le cheval lui, serait directement en contact avec notre partie blessée et nous aiderait à en prendre conscience. Il suffirait juste de tendre l'oreille et d'être attentif à ce qu'il nous envoie comme informations.

Anne Thiebauld insiste sur le fait de reconnaitre nos émotions lorsque nous sommes en contact avec les chevaux. "Il n'est pas mal d'être triste en présence de chevaux. L'important est de reconnaître notre tristesse, nos douleurs et de les vivre. Une fois cette reconnaissance faite, le cheval n'aura pas de problème et n'absorbera pas inutilement ces tensions", conclu Anne Thiebauld.

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